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dimanche 22 décembre 2013

A propos de La Bade


LE LOTISSEMENT COMMUNAL DE LA BADE :
HISTOIRE D'UN ECHEC .
Les chiffres entre parenthèses et en italiques renvoient aux notes qui se trouvent en fin de texte

En août 2005, la municipalité ouvrait une enquête publique dont l'objet était un projet de lotissement sur le site de La Bade. Comme justification principale de cette initiative : la nécessité de proposer aux jeunes de Treilles des terrains bon marché. Il fallait, en sortant du cadre du marché de l'immobilier, permettre à de jeunes ménages aux revenus modestes d'accéder à la propriété. Conscients des difficultés rencontrées par les jeunes, dans un marché devenu délirant, nous étions dès le début favorables au projet et à son esprit. En revanche, le site proposé pour la réalisation du projet nous était apparu extrêmement mal choisi. On ne pouvait pas trouver un lieu moins convenable. Terrain très pentu, exposé plein nord, sans doute dangereux en cas de très fortes pluies, exposition au vent record, même pour Treilles. Il nous est apparu tout de suite que le pari de mettre à disposition des terrains à faible coût était intenable. Travaux de terrassements considérables, bassins de rétention, chaussée-réservoir, escaliers monumentaux, devaient fatalement conduire à une facture très élevée. Malgré nos réserves exprimées au moment de l'enquête publique, M. Bouton, pourtant «  du métier », annonçait un prix de vente de moins de 30 € le m2. Nous étions pour notre part absolument convaincus que le prix serait beaucoup plus élevé, compte tenu des travaux nécessaires, et donc incompatible avec la finalité du projet. La suite de l'histoire nous donna malheureusement raison sur toute la ligne, car le prix annoncé en novembre 2007 était de 94,04 € le m2. Plus du triple donc. 200 % plus cher que le prix annoncé. Un record du dépassement prévisionnel. Soit le maire s'était lancé dans ce projet sans la précaution élémentaire d'en faire évaluer le coût, et dans ce cas on peut parler d'incompétence, soit son intention aurait été de tromper les jeunes du village. Et dans ce cas la raison d'être du lotissement, permettre à ces derniers d'accéder à la propriété, n'aurait été qu'un prétexte.
Nous avions proposé à l'origine de situer le lotissement communal, entre autres possibilités, dans la zone dite du Petentous qui fait l'objet actuellement du projet, contestable, de zone artisanale à la sortie de Treilles (versant maritime). Le terrain de cette zone était idéal pour proposer des terrains à bas prix. Le lieu est un quasi plateau avec une pente extrêmement faible. Des travaux de terrassements beaucoup moins importants, une exposition sud-est, une vue panoramique sur la mer (c'est d'ailleurs la publicité du promoteur actuel), la station d'épuration à moins de 400 mètres derrière, vraiment, un très bon site.  L'objection qui nous avait été faite alors portait sur un éloignement plus important par rapport au centre du village. En fait, il n'en est rien. Sauf à vol d'oiseau, mais nous ne sommes pas des oiseaux, La Bade est dans une fausse proximité avec le village. En voiture, la distance, si on part depuis le milieu du lotissement de la Bade pour se rendre place de la Fontaine, est de 800 mètres par le coté « corbières » et 1100 mètres par le coté mer. Alors que cette zone du Petentous est à 900 mètres de cette même place. Donc une différence très faible dans tous les cas de figure et parfaitement négligeable pour les déplacements automobiles. Car nous voyons bien que les escaliers monumentaux édifiés le long de la pente de La Bade et qui endommagent considérablement le paysage tout en étant mal commodes et même dangereux, ne sont guère fréquentés.
De toutes ces objections, pourtant raisonnables, rien n'a été retenu et la municipalité s'est enferrée dans son projet manifestant un entêtement suspect. L'explication qui a pu en être donnée était qu'en vérité le site avait été choisi, non pas pour permettre aux jeunes du village de se loger, mais pour avantager, principalement, une famille de Treilles très influente au conseil municipal. Et ce qui devait arriver arriva. Et il en est souvent ainsi lorsque l'on veut faire passer les intérêts particuliers avant l'intérêt général. Des trente ménages de jeunes de Treilles candidats à l'achat de terrain, seulement deux ont pu réaliser leur projet immobilier (1). Car, toujours en raison du choix désastreux du site, non seulement les prix des terrains n'étaient plus ce qui avait été annoncé, mais la construction des maisons elles-même s'avérait plus coûteuse en raison des terrassements, fondations, murs de soutènement nécessaires.
Les acquéreurs des lots « coté antennes » avaient même l'obligation, pour dégager leur vue ou installer une cour ou une piscine, de faire de très gros travaux pour creuser la roche de la montagne. Devant ces devis dépassant toutes les prévisions, la quasi totalité des jeunes de Treilles ont dû renoncer à construire sur la Bade dans le lotissement qui pourtant leur était prioritairement destiné (2).
Premier et principal échec mais, hélas, pas le dernier, ni le seul. Le lotissement a donc été lancé il y a maintenant plus de huit ans. Et il est loin d'être terminé. Cinq lots restent à vendre (3) et trouvent difficilement preneur. La municipalité les divise pourtant en deux, à la demande, pour trouver des acquéreurs. Quant aux maisons effectivement construites, on est loin du compte car, sur 32 maisons, à peine plus du tiers sont terminées. En tout, il aura fallu attendre neuf, peut-être dix ou onze ans pour ce but. Là encore un record ! M. le Maire invoquera certainement la crise pour justifier ce ratage économique qui s'est, entre autres, traduit par le paiement d'intérêts considérables générés par les emprunts contractés par la commune pour financer les travaux. Plus la vente des lots est lente, plus l'emprunt dure longtemps et les intérêts s'accumulent. La crise (qui n'a d'ailleurs fait connaître ses premiers effets qu'en 2009 et 2010) est bien là, c'est certain, mais pourquoi, à Treilles « sans pareille », est-elle bien plus sensible qu'ailleurs ? M. le Maire, alors qu'il proposait dans son lotissement 32 maisons a cru habile de vendre, absolument au même moment, pour une somme dérisoire (8,90 € le m2) à un promoteur, un des meilleurs terrains de la commune. Ce dernier s'est donc trouvé dans la situation de concurrencer le lotissement communal en proposant une trentaine de lots à construire. Nous avons perdu le compte des promoteurs qui se sont succédés sur cette affaire, mais nous avons retenu qu'ils faisaient tous une offre presque équivalente sur le marché (si on tient compte du moindre coût de la construction pour les lots des Terrasses de la Bade). A l'évidence, il s'agissait d'une grossière erreur administrative. Que penseriez-vous d'un commerçant qui vendrait, pour des cacahuètes, à un concurrent, une boutique juste en face de la sienne, afin qu'il y vende, au même prix, des produits de qualité comparable ? La réponse est facile à faire. Mais dans le cas qui nous occupe, c'est plus compliqué. On ne peut pas imaginer qu'un maire aussi calculateur que M. Bouton puisse faire une erreur pareille. Ne serait-ce pas plutôt la perspective de voir la S.A.R.L. Bouton s'occuper des terrassements de ce lotissement privé qui l'aurait conduit, en sa qualité de maire, à céder, ce terrain à un promoteur (Initialement « Nexity » qui a assez rapidement « lâché » l'affaire, nous n'avons jamais trop su pourquoi) ? Tout cela est sans doute légal, il convient de le préciser. Bien que le conflit d'intérêt soit évident, il semble qu'en l'état actuel de la législation il n'y a là rien d'anormal, même si la morale s'en trouve fortement bousculée.
Quoiqu'il en soit, l'offre de terrains à bâtir sur Treilles s'est trouvée, au même moment, très excessive. Ce n'est pas moins de 76 lots qui furent simultanément proposés entre le communal et le privé (89 actuellement en comptant la zone artisanale, car contrairement aux apparences, il s'agit bien, de « résidentiel »). Si l'on compte une moyenne de 3 personnes par maison (ce qui est faible), on parle alors d'un accroissement de population de 267 habitants. Rapporté au 180 habitants actuels de la commune c'est plus que considérable ( près de 150 % d'augmentation!).
Ce chiffre est à rapprocher des paramètres voulus par le plan directeur de développement de la région narbonnaise (SCOT). Celui-ci préconise, dans le but d'éviter une urbanisation excessive et une destruction trop grande de l'espace naturel (cadre, rappelons-le, de la première activité économique de la région : le tourisme), un taux d'accroissement de la population de 2 % par an ce qui ferait, pour une période de dix ans, près de 22 %. Sept fois moins que ce qu'a décidé, dans son coin, M. Bouton. Si tous les maires de la région agissaient dans le même sens que celui de Treilles « sans pareille », il faudrait peu de temps pour arriver à une situation comparable à la situation espagnole : mévente, bulle immobilière et destruction de l'espace littoral.
Les Treillois doivent se rappeler que M. Bouton avait présenté lors d'une réunion publique en 2006, « son » PLU. Celui-ci se proposait comme objectif à moyen terme d'arriver à une population de 1600 habitants.
Le moyen d'y parvenir : entourer le village de toutes une séries de hameaux judicieusement placés du point de vue de la défense d'intérêts privés bien représentés au conseil municipal. Les autorités de tutelle ne s'y sont pas trompées et ont refusé en bloc ce projet mégalomane, non conforme aux règles élémentaires du développement durable.
Le nouveau PLU que M. Bouton a été obligé de présenter, et dont la procédure d'adoption en cours vient d'être ajournée, a une apparence plus modeste. On peut cependant craindre, légitimement, que M. Bouton, gardant en tête sensiblement le même projet, ait choisi de le réaliser selon la technique dite du « salami », tranche après tranche. Il est d'ailleurs à déplorer que , soit par incompétence, soit par calcul, l'enquête publique nécessaire à l'adoption de ce PLU n'aura lieu qu'après les élections municipales. Ce qui revient à dire que les citoyens voteront en mars prochain « à l'aveugle ». Ce qui n'est pas très démocratique. Treilles « sans pareille », encore.
L'objectif avoué par M. Bouton est de porter la population de Treilles à 600 habitants (4). Mais comme il indique par ailleurs qu'il faut faire trois maisons pour avoir un résident principal, ce n'est pas moins de 420 maisons qu'il faudra construire ( voir note 5 pour le détail du calcul). Comme les deux lotissements de La Bade ne représentent « que » 76 constructions, c'est donc près de 350 maisons qu'il faudra installer sur le territoire de la commune. Lorsque l'on constate l'impact sur le milieu naturel des deux lotissements (même pas encore réalisés encore au tiers de ce qu'ils seront), on peut imaginer, non sans frémir, ce que cela donnera lorsque s'y ajouteront cinq fois plus de constructions.
Les justifications données par M. Bouton à cette urbanisation effrénée sont au nombre de deux. D'abord, permettre l'installation d'un commerce (épicerie /café). Il se base pour cela sur une étude remontant à 15 ans qui fixerait, selon lui, à 500 habitants le seuil de rentabilité. Cette étude trop ancienne ne tient évidemment pas compte des changements d'habitudes de consommation intervenues depuis (généralisation des congélateurs, plats surgelés, etc.) et de l'offre très importante, localement, des grandes surfaces. C'est donc beaucoup plus de résidents permanents qu'il faudrait installer pour atteindre ce seuil de rentabilité (6). La deuxième justification : permettre des rentrées fiscales sous forme de taxes d'habitations et foncières. Là encore, cela n'a aucun sens car c'est commettre l'erreur de confondre recettes et bénéfice. En effet, ces nouvelles constructions occasionnent des dépenses supplémentaires pour la commune : voiries , éclairages, ramassage d'ordures, travaux divers, personnel communal, nouveaux locaux municipaux (7), etc... Et, au bout du compte, les recettes nouvelles sont absorbées par les dépenses supplémentaires.
En résumé, une étude périmée, et une conception économique fausse, à l'appui d'un projet dévastateur.
« La TREILLOISE »


1) Une partie de ces jeunes a quitté le village pour se loger ailleurs , suite à cette mésaventure. D'autres, originaires du village et qui voulaient y revenir, ont renoncé à ce projet.
2) Pour autant, les ménages qui se sont installés depuis dans les Lotissements de La Bade (municipal et Terrasses de la Bade) ont toute notre plus sincère sympathie et c'est avec beaucoup de plaisir que nous constatons qu'ils ont choisi le village de Treilles pour résider.

    3) Situation au 1/10 /2013, le chiffre a pu évoluer depuis, mais sans doute assez peu.
    4) Certains Treillois font valoir que le village au début du siècle dernier, comptait autour de 450 habitants et donc que cette population pourrait de nouveau être atteinte. Mais les situations ne sont pas du tout comparable pour diverses raisons. D'abord, l'occupation des maisons étaient très différentes : chaque maison pouvait abriter 8 à 10 personnes parfois même plus (trois générations cohabitaient couramment : parents, enfants (en plus grand nombre), grands parents). Ce n'est évidemment plus du tout le cas actuellement. Toutes ces personnes n'avaient pas de véhicules automobiles ce qui au regard des particularités du village a son importance. Et surtout, quasiment l'ensemble de cette population, enfants mis à part (et encore...), avait un emploi dans le village même, et, pour la plus grande partie, dans l'agriculture (vignes, élevages, céréales, etc...). Ce qui est d'une extrême importance car le village lorsqu'il accueille de nouveaux habitants doit aussi pouvoir leur proposer des emplois. Cela est de plus en plus nécessaire compte tenu de l'évolution du coût des transports (inutile d'en dire davantage sur le sujet, tout le monde l'a bien mesuré) et, pour ceux qui en ont le souci, la préservation de l'environnement (pollution, réchauffement climatique, etc.).
    5) L' objectif visé serait une population de 600 habitants permanents. Cette catégorie s'élève actuellement à 180 habitants ; on est donc devant une croissance souhaitée de 600 – 180 = 420 habitants. Si on reste sur une moyenne de 3 personnes par maison, il faudrait construire 420 : 3 = 140 maisons.
    Mais comme, selon M. Bouton, il faut construire 3 maisons pour avoir une maison correspondant à une occupation permanente, c'est donc le triple qu'il faudra construire : 140 x 3 = 420 maisons.
    6) Objectif certainement inatteignable même à très long terme. Et donc d'aucune utilité pour la vie pratique des habitants actuels et ceux amenés à s'installer à Treilles prochainement. Nous aurons dans notre programme d'autres solutions plus réalistes et plus faciles à mettre en place rapidement.
    7) L'accroissement important de population proposé entraîne de fait une obligation d'augmenter la taille voire le nombre des locaux municipaux (Garages, entrepôts, la Mairie elle-même, etc). On commence par une annexe à la Mairie, et puis il faut poursuivre par la construction d'une nouvelle Mairie plus grande. De même, il faut acheter de nouveaux engins, camions, etc. et construire les garages correspondants. Bref, le mythe de l'enrichissement de la commune par l'accroissement artificiel de la population n'a pour seul fondement qu'une absence d'évaluation des dépenses nouvelles nécessairement engendrées par l’accueil convenable des nouveaux arrivants.

mercredi 11 décembre 2013

1) Chemin DFCI, 2) et 3) Entrée EST de Treilles,

Ceci n'est pas un terrain vague mais un chemin "D.F.C.I." !!

Entrée Est du village

Entrée Est du village

samedi 7 septembre 2013

Communiqué Treilles Autrement

 « TREILLES AUTREMENT » COMMUNIQUE :

En 2008, en élisant le maire de Treilles, je ne suis pas sûr que nos concitoyens treillois aient choisi une pratique municipale menée sabre au clair, coups de force à tous les étages et attaques en justice tous azimuts !

Mais sans doute cela a pu leur échapper, tant la douce impression qui camoufle ces pratiques peut faire illusion, même si en cette fin d’été, les stigmates environnementaux sont visibles aux quatre coins du territoire.

Les entrées du village à l'Est comme à l'Ouest, rappellent plus un champ de bataille qu'à une invitation à la découverte de Treilles !! … vallons comblés, et dévastés, plate forme créée pour le stockage d'agrégats et dépôts en tous genre installés depuis des années, sentiers effacés de la carte, sites ancestraux anéantis, ainsi s'exprime le « dynamisme du village »... ! Est-ce en niant son passé que l'on construit son avenir ?

Seule une indication de travaux à l'entrée Est du village informe de la mise en place d'une zone artisanale, de cette zone artisanale, nous aurons l'occasion d'y revenir....
Pour les autres travaux en cours, et ils sont nombreux, nous en sommes réduits à constater les dégâts, ainsi le chemin de contournement de la Bade, immense zone de dépôt incontrôlé de terre et de matériaux divers, est-ce une nouvelle plate forme ?, un parking avec vue sur la mer ?, une zone de retournement pour engin de chantier en détresse ?... !!, ou une future création d'un lotissement promis à …quelqu'un...? De toute évidence, Treilles,  semble devenir le refuge anti-crise pour les entreprises de travaux publics… ! Mais au fait, qui paye ?, pourquoi ? et à qui ?

Le quartier de l'Estradelle est il devenu une décharge publique « contrôlée » avec ses milliers de tonnes issus de la démolition d'une cave coopérative ?                    Ou,  est-ce une toute nouvelle carrière, (récemment ouverte ?), comme nous l'a indiqué Monsieur le Maire lors de la dernière réunion publique? ...
Plus secrets, plus discrets, mais non moins choquants, les combats juridiques que mène notre édile à l’encontre d’un certain nombre de citoyens, assortis de menaces et intimidations qui tiennent lieu de concertation … !!. Bien sûr l’arbitrage au bout du compte est nécessaire, dans le respect du droit et des personnes, mais pourquoi tant de violence et d’entêtement ?

L’activité du cabinet d’avocats de la commune si souvent mis à contribution risque de battre des records, mais que les habitants de la commune se rassurent, c’est bien aux frais du contribuable que toute cette débauche de procédures vaines et incompréhensibles a lieu.

Alors certains esprits chagrins, pourraient objecter, c’est pour la bonne cause ! Mais hélas si la forme choisie est plus que critiquable, le fond l’est tout autant, car de Tribunal Administratif en Tribunal de Grande Instance, le maire est débouté de la plupart de ses actions. Mais M. le maire n’en a pas jeté pour autant son éponge de vinaigre, et sans doute réserve-t-il quelques suites à ces dossiers, ou quelques banderilles à d’autres, de telle sorte que chacun pense, à juste raison, ...à qui le tour ?...
...Et bien tout simplement  à  ceux qui ont osé, aux dernières municipales, se révéler critique à son égard ? !, car cinq ans plus tard voilà une pratique bien en place, une chasse aux sorcières bien engagée.

Et tout cela se passe dans le silence d’un village bien recroquevillé sur lui même, d’un conseil municipal bien taiseux.


 Mesdames et Messieurs les conseillers, est-ce un silence d’approbation ou un signe de désinvolture ?

FINIZIO Gérard

mercredi 4 septembre 2013

Zone artisanale (tract du 4/9)


LETTRE OUVERTE A MONSIEUR LE MAIRE DE TREILLES :

Monsieur le Maire,

Vous avez vendu il y quelques mois à un promoteur privé, l'entreprise Angelotti, un terrain de 27 849 m2 dans le but de créer, sur le site de Petentous, une zone artisanale composée de 13 lots. Bien évidemment, nous sommes tout à fait d'accord pour la création d'une zone artisanale à Treilles qui, d'ailleurs, était prévue depuis longtemps par vos prédécesseurs. Cependant, les conditions particulières de la réalisation de cette zone posent plusieurs questions et notamment dans deux domaines.

1°) La question du logement éventuel :
Le règlement de la zone applicable à ce lotissement est très restrictif en ce qui concerne le logement. Il doit s'agir de logement lié et nécessaire à l'activité (logement de fonction, de gardiennage) et de plus, il doit être inclus dans le volume du bâtiment professionnel. Or, le panneau publicitaire, installé par le promoteur immobilier près de la route départementale, nous semble ambigu dans sa formulation. En effet, il y est écrit : « activité artisanale + logement ». Ce qui a l'inconvénient de laisser penser que le logement n'est pas forcément un logement de gardiennage, mais peut aussi bien être un logement résidentiel pour l'artisan et sa famille. Ce qui n'est pas la même chose et se trouve formellement interdit par le règlement de la zone. Pour éviter à la fois les méprises et d'éventuels irrespects du règlement, il conviendrait que vous demandiez au promoteur de modifier sa publicité et de bien vouloir signifier aux acquéreurs les limites et les règles à respecter pour leurs constructions.

2°) La question de l'assainissement, notamment des eaux usées :
Nous notons dans le règlement de la zone que l'assainissement sera assuré par l'installation de fosses septiques individuelles et d'installation de réseaux d'épandages, également individuels. Cette disposition totalement archaïque, s'agissant d'un lotissement de 13 lots (pour des implantations appelées à accueillir l'exploitant, d'éventuels salariés, des clients) nous semble tout à fait regrettable si l'on considère son importance, sa localisation sur le versant maritime en pente prononcée, avec des vignes et des oliviers en contrebas. De plus, très inquiétant, nous notons la présence, juste en dessous, d'un ruisseau très important qui entraîne toutes les eaux de ruissellement vers le village de Caves et, au delà, vers l'étang de Leucate et ses cultures ostréicoles. Cette solution est d'autant plus anachronique que le village de Treilles s'est doté ses dernières années d'une station d'épuration d'une grande capacité et très chère (financée pour une large part par le Conseil Général). Or, nous constatons que la première implantation d'importance depuis sa réalisation se fait en dehors d'elle, alors qu'elle se trouve à moins de 300 mètres de cette zone artisanale. Nous trouvons tout à fait anormal d'installer en 2013 des fosses septiques dans un lotissement, en prenant des risques réels de pollution et en s'appuyant sur un POS de 1983 totalement obsolète dans ses dispositions. Surtout lorsque l'on a financé à grand frais, grâce à l'argent public, une station performante et peu éloignée.

LES MEMBRES DE « LA TREILLOISE »
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mardi 27 août 2013

Tour de l'église (tract du 27/8)



À TREILLES : LA PLACE DU BICENTENAIRE EN PÉRIL.

Sous le prétexte d'améliorer l'esthétique de la Place de l’Église, un projet de la municipalité, dont les travaux ont été engagés il y a plusieurs jours, va détériorer tout le charme de la Place du Bicentenaire qui doit beaucoup à cet espace végétal et arboré qui domine son mur de fond.
De quoi s'agit-il exactement ?
La municipalité se propose, dans cette réalisation, de créer un chemin piéton permettant de faire le tour de l'église. Partant de la Place de l'Église, après avoir gravi un grand escalier qui longera l'église sur son flanc gauche, le projet se propose de goudronner (béton bitumineux ?) l'espace vert existant pour faire une « terrasse » de 8 mètres de large s'étalant jusqu'au ras du mur de la maison d'un riverain. Avec évidemment une vue directe et très rapprochée sur son intérieur par les ouvertures, portes et fenêtres. Dans la continuité de cette terrasse, au lieu d'un chemin piéton, c'est une véritable route de quatre mètres de large par endroits, jamais moins de 3 mètres, qui permettra le passage des piétons. Cette route (car il convient vraiment de parler de route et non de chemin lorsque l'on sait que la rue Saint André, par exemple, qui permet la circulation de voitures et même de camions, fait deux mètres de large) sera goudronnée (avec des « pépites brillantes » comme sur la Place de la Fontaine?). L'itinéraire de cette « route » se propose de longer en totalité la propriété du riverain, déjà très endommagée par l'implantation de la terrasse, pour continuer le long du mur du château et ensuite raser sur toute sa longueur la maison d'un autre riverain. Le malheur pour ce dernier ne s'arrête pas là, car il se verra gratifié d'un monumental escalier devant sa fenêtre et sa porte de cuisine, offrant une vue directe sur son intérieur. Il convient de préciser que ce ne sont pas moins de six escaliers qui permettront de réguler les différences de niveau à la montée et à la descente. Bien évidemment, toute la végétation existant actuellement sur l'ensemble de l'itinéraire disparaîtra sous le revêtement bitumineux et plusieurs très beaux arbres seront abattus. De plus, une partie du mur du château se trouvant sur l'itinéraire envisagé sera soit enseveli, soit dégagé du terrain : drôle de manière de mettre en valeur le patrimoine.
Lorsque l'on apprend le coût de cette réalisation totalement disproportionnée et dont l'utilité est loin d'être évidente, on se demande si l'on n'est pas autorisé à parler de gabegie. En effet, la facture s’élèvera à plus de 214 000 Euros (dont près de 30 000 Euros d'honoraires hors taxes). C'est à dire la moitié de la rente annuelle des éoliennes ou la moitié également des impôts locaux d'une année. Concrètement, cela signifie que chaque contribuable de Treilles payera la moitié de ses impôts de l'année 2013 pour la réalisation de ce projet contestable. Chacun pourra faire lui-même le calcul, les feuilles arrivant bientôt. Un peu cher payé pour un passage que peu de gens emprunteront (peut-être même personne), et qui détruira en grande partie l'un des rares derniers espaces verts du village. Sans oublier l'attachement des Treillois à la Place du Bicentenaire dans son état actuel, inaugurée il y a un peu plus de 20 ans par Guy Fauran, Maire de Treilles, avec la plantation d'un olivier, symbole de paix. (T.S.V.P.)
Il apparaît clairement que l'un des buts affichés, à savoir « créer un cheminement piéton permettant de faire le tour de l'église », n'est pas rempli car c'est le tour des propriétés riveraines qui est effectué. De plus ce cheminement ne donnera aux touristes, comme paysage, que celui du mur arrière de l'église qui est d'une esthétique rendue médiocre par de nombreux rafistolages en béton. Alors que le mur du château, que la route piétonne longe à son pied, sera vu sans perspective et ne présentera par conséquent aucun intérêt spectaculaire.

Si ce passage piéton devait se faire à tout prix, ce qui est loin d'être souhaitable à tous égards, la meilleure solution ne serait-elle pas de lui faire suivre le mur arrière de l'église et, à l'extrémité de celui-ci, de faire un raccord avec l'escalier ancien de la Place du Bicentenaire ? Cet itinéraire, beaucoup moins long et coûteux, a déjà été proposé à maintes reprises par les deux riverains concernés et présenterait l'avantage de donner un point de vue beaucoup plus esthétique aux piétons empruntant le passage. Et surtout, avec le minimum de destruction de végétaux.

Il convient de noter par ailleurs que dans le dossier de la municipalité, qui peut être consulté à la Mairie, il est dit en préambule : le projet a pour but d'« améliorer l'esthétique de la Place de l’Église », et, quelques lignes plus bas, nous citons, « La Zone de circulation Place de l’Église sera sensiblement élargie au détriment des espaces verts, pour permettre l'accès et les manœuvres d'éventuels véhicules ». Faut-il en conclure que pour la municipalité l'amélioration de l'esthétique d'une place passe par la suppression de ses espaces verts ? En vérité l'espace ainsi dégagé permettrait les manœuvres d'un très gros camion ou d'un car Pullman : on a du mal à imaginer ce que de tels véhicules pourraient avoir à faire Place de l’Église. D'ailleurs l'entrée de la place ne permettrait pas leur passage. Là encore, l'utilité de l'aménagement n'est pas très évident.

Nous ne voyons pas la finalité de ce projet particulièrement onéreux. La municipalité est-elle certaine qu'il n'y a pas des choses plus utiles et plus urgentes à faire ? Il faut aussi signaler que la municipalité s'est engagée dans ce chantier d'une manière très imprudente, car elle se propose de construire une route sur des terrains dont elle n'a pas encore pu faire établir qu'elle en était légitimement propriétaire. Rappelons qu'elle a perdu deux procès à ce sujet, en première instance et en appel. De plus, un référé pour faire arrêter les travaux a été engagé auprès du Tribunal d'Instance par un des riverains lésés. La décision n'a pas encore été prise par ce tribunal. Il ne faudrait pas qu'en plus du coût très élevé de l'ouvrage, il faille lui ajouter le coût de la démolition des travaux déjà engagés et la remise en l'état des terrains dans le cas où la municipalité se verrait condamnée. Comme cela a été dit dans la dernière réunion publique : mieux vaut un bon arrangement à l'amiable qu'un mauvais procès.

LES MEMBRES DE « LA TREILLOISE »

LES MEMBRES DE « TREILLES AUTREMENT »