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samedi 7 septembre 2013

Communiqué Treilles Autrement

 « TREILLES AUTREMENT » COMMUNIQUE :

En 2008, en élisant le maire de Treilles, je ne suis pas sûr que nos concitoyens treillois aient choisi une pratique municipale menée sabre au clair, coups de force à tous les étages et attaques en justice tous azimuts !

Mais sans doute cela a pu leur échapper, tant la douce impression qui camoufle ces pratiques peut faire illusion, même si en cette fin d’été, les stigmates environnementaux sont visibles aux quatre coins du territoire.

Les entrées du village à l'Est comme à l'Ouest, rappellent plus un champ de bataille qu'à une invitation à la découverte de Treilles !! … vallons comblés, et dévastés, plate forme créée pour le stockage d'agrégats et dépôts en tous genre installés depuis des années, sentiers effacés de la carte, sites ancestraux anéantis, ainsi s'exprime le « dynamisme du village »... ! Est-ce en niant son passé que l'on construit son avenir ?

Seule une indication de travaux à l'entrée Est du village informe de la mise en place d'une zone artisanale, de cette zone artisanale, nous aurons l'occasion d'y revenir....
Pour les autres travaux en cours, et ils sont nombreux, nous en sommes réduits à constater les dégâts, ainsi le chemin de contournement de la Bade, immense zone de dépôt incontrôlé de terre et de matériaux divers, est-ce une nouvelle plate forme ?, un parking avec vue sur la mer ?, une zone de retournement pour engin de chantier en détresse ?... !!, ou une future création d'un lotissement promis à …quelqu'un...? De toute évidence, Treilles,  semble devenir le refuge anti-crise pour les entreprises de travaux publics… ! Mais au fait, qui paye ?, pourquoi ? et à qui ?

Le quartier de l'Estradelle est il devenu une décharge publique « contrôlée » avec ses milliers de tonnes issus de la démolition d'une cave coopérative ?                    Ou,  est-ce une toute nouvelle carrière, (récemment ouverte ?), comme nous l'a indiqué Monsieur le Maire lors de la dernière réunion publique? ...
Plus secrets, plus discrets, mais non moins choquants, les combats juridiques que mène notre édile à l’encontre d’un certain nombre de citoyens, assortis de menaces et intimidations qui tiennent lieu de concertation … !!. Bien sûr l’arbitrage au bout du compte est nécessaire, dans le respect du droit et des personnes, mais pourquoi tant de violence et d’entêtement ?

L’activité du cabinet d’avocats de la commune si souvent mis à contribution risque de battre des records, mais que les habitants de la commune se rassurent, c’est bien aux frais du contribuable que toute cette débauche de procédures vaines et incompréhensibles a lieu.

Alors certains esprits chagrins, pourraient objecter, c’est pour la bonne cause ! Mais hélas si la forme choisie est plus que critiquable, le fond l’est tout autant, car de Tribunal Administratif en Tribunal de Grande Instance, le maire est débouté de la plupart de ses actions. Mais M. le maire n’en a pas jeté pour autant son éponge de vinaigre, et sans doute réserve-t-il quelques suites à ces dossiers, ou quelques banderilles à d’autres, de telle sorte que chacun pense, à juste raison, ...à qui le tour ?...
...Et bien tout simplement  à  ceux qui ont osé, aux dernières municipales, se révéler critique à son égard ? !, car cinq ans plus tard voilà une pratique bien en place, une chasse aux sorcières bien engagée.

Et tout cela se passe dans le silence d’un village bien recroquevillé sur lui même, d’un conseil municipal bien taiseux.


 Mesdames et Messieurs les conseillers, est-ce un silence d’approbation ou un signe de désinvolture ?

FINIZIO Gérard

mercredi 4 septembre 2013

Zone artisanale (tract du 4/9)


LETTRE OUVERTE A MONSIEUR LE MAIRE DE TREILLES :

Monsieur le Maire,

Vous avez vendu il y quelques mois à un promoteur privé, l'entreprise Angelotti, un terrain de 27 849 m2 dans le but de créer, sur le site de Petentous, une zone artisanale composée de 13 lots. Bien évidemment, nous sommes tout à fait d'accord pour la création d'une zone artisanale à Treilles qui, d'ailleurs, était prévue depuis longtemps par vos prédécesseurs. Cependant, les conditions particulières de la réalisation de cette zone posent plusieurs questions et notamment dans deux domaines.

1°) La question du logement éventuel :
Le règlement de la zone applicable à ce lotissement est très restrictif en ce qui concerne le logement. Il doit s'agir de logement lié et nécessaire à l'activité (logement de fonction, de gardiennage) et de plus, il doit être inclus dans le volume du bâtiment professionnel. Or, le panneau publicitaire, installé par le promoteur immobilier près de la route départementale, nous semble ambigu dans sa formulation. En effet, il y est écrit : « activité artisanale + logement ». Ce qui a l'inconvénient de laisser penser que le logement n'est pas forcément un logement de gardiennage, mais peut aussi bien être un logement résidentiel pour l'artisan et sa famille. Ce qui n'est pas la même chose et se trouve formellement interdit par le règlement de la zone. Pour éviter à la fois les méprises et d'éventuels irrespects du règlement, il conviendrait que vous demandiez au promoteur de modifier sa publicité et de bien vouloir signifier aux acquéreurs les limites et les règles à respecter pour leurs constructions.

2°) La question de l'assainissement, notamment des eaux usées :
Nous notons dans le règlement de la zone que l'assainissement sera assuré par l'installation de fosses septiques individuelles et d'installation de réseaux d'épandages, également individuels. Cette disposition totalement archaïque, s'agissant d'un lotissement de 13 lots (pour des implantations appelées à accueillir l'exploitant, d'éventuels salariés, des clients) nous semble tout à fait regrettable si l'on considère son importance, sa localisation sur le versant maritime en pente prononcée, avec des vignes et des oliviers en contrebas. De plus, très inquiétant, nous notons la présence, juste en dessous, d'un ruisseau très important qui entraîne toutes les eaux de ruissellement vers le village de Caves et, au delà, vers l'étang de Leucate et ses cultures ostréicoles. Cette solution est d'autant plus anachronique que le village de Treilles s'est doté ses dernières années d'une station d'épuration d'une grande capacité et très chère (financée pour une large part par le Conseil Général). Or, nous constatons que la première implantation d'importance depuis sa réalisation se fait en dehors d'elle, alors qu'elle se trouve à moins de 300 mètres de cette zone artisanale. Nous trouvons tout à fait anormal d'installer en 2013 des fosses septiques dans un lotissement, en prenant des risques réels de pollution et en s'appuyant sur un POS de 1983 totalement obsolète dans ses dispositions. Surtout lorsque l'on a financé à grand frais, grâce à l'argent public, une station performante et peu éloignée.

LES MEMBRES DE « LA TREILLOISE »
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mardi 27 août 2013

Tour de l'église (tract du 27/8)



À TREILLES : LA PLACE DU BICENTENAIRE EN PÉRIL.

Sous le prétexte d'améliorer l'esthétique de la Place de l’Église, un projet de la municipalité, dont les travaux ont été engagés il y a plusieurs jours, va détériorer tout le charme de la Place du Bicentenaire qui doit beaucoup à cet espace végétal et arboré qui domine son mur de fond.
De quoi s'agit-il exactement ?
La municipalité se propose, dans cette réalisation, de créer un chemin piéton permettant de faire le tour de l'église. Partant de la Place de l'Église, après avoir gravi un grand escalier qui longera l'église sur son flanc gauche, le projet se propose de goudronner (béton bitumineux ?) l'espace vert existant pour faire une « terrasse » de 8 mètres de large s'étalant jusqu'au ras du mur de la maison d'un riverain. Avec évidemment une vue directe et très rapprochée sur son intérieur par les ouvertures, portes et fenêtres. Dans la continuité de cette terrasse, au lieu d'un chemin piéton, c'est une véritable route de quatre mètres de large par endroits, jamais moins de 3 mètres, qui permettra le passage des piétons. Cette route (car il convient vraiment de parler de route et non de chemin lorsque l'on sait que la rue Saint André, par exemple, qui permet la circulation de voitures et même de camions, fait deux mètres de large) sera goudronnée (avec des « pépites brillantes » comme sur la Place de la Fontaine?). L'itinéraire de cette « route » se propose de longer en totalité la propriété du riverain, déjà très endommagée par l'implantation de la terrasse, pour continuer le long du mur du château et ensuite raser sur toute sa longueur la maison d'un autre riverain. Le malheur pour ce dernier ne s'arrête pas là, car il se verra gratifié d'un monumental escalier devant sa fenêtre et sa porte de cuisine, offrant une vue directe sur son intérieur. Il convient de préciser que ce ne sont pas moins de six escaliers qui permettront de réguler les différences de niveau à la montée et à la descente. Bien évidemment, toute la végétation existant actuellement sur l'ensemble de l'itinéraire disparaîtra sous le revêtement bitumineux et plusieurs très beaux arbres seront abattus. De plus, une partie du mur du château se trouvant sur l'itinéraire envisagé sera soit enseveli, soit dégagé du terrain : drôle de manière de mettre en valeur le patrimoine.
Lorsque l'on apprend le coût de cette réalisation totalement disproportionnée et dont l'utilité est loin d'être évidente, on se demande si l'on n'est pas autorisé à parler de gabegie. En effet, la facture s’élèvera à plus de 214 000 Euros (dont près de 30 000 Euros d'honoraires hors taxes). C'est à dire la moitié de la rente annuelle des éoliennes ou la moitié également des impôts locaux d'une année. Concrètement, cela signifie que chaque contribuable de Treilles payera la moitié de ses impôts de l'année 2013 pour la réalisation de ce projet contestable. Chacun pourra faire lui-même le calcul, les feuilles arrivant bientôt. Un peu cher payé pour un passage que peu de gens emprunteront (peut-être même personne), et qui détruira en grande partie l'un des rares derniers espaces verts du village. Sans oublier l'attachement des Treillois à la Place du Bicentenaire dans son état actuel, inaugurée il y a un peu plus de 20 ans par Guy Fauran, Maire de Treilles, avec la plantation d'un olivier, symbole de paix. (T.S.V.P.)
Il apparaît clairement que l'un des buts affichés, à savoir « créer un cheminement piéton permettant de faire le tour de l'église », n'est pas rempli car c'est le tour des propriétés riveraines qui est effectué. De plus ce cheminement ne donnera aux touristes, comme paysage, que celui du mur arrière de l'église qui est d'une esthétique rendue médiocre par de nombreux rafistolages en béton. Alors que le mur du château, que la route piétonne longe à son pied, sera vu sans perspective et ne présentera par conséquent aucun intérêt spectaculaire.

Si ce passage piéton devait se faire à tout prix, ce qui est loin d'être souhaitable à tous égards, la meilleure solution ne serait-elle pas de lui faire suivre le mur arrière de l'église et, à l'extrémité de celui-ci, de faire un raccord avec l'escalier ancien de la Place du Bicentenaire ? Cet itinéraire, beaucoup moins long et coûteux, a déjà été proposé à maintes reprises par les deux riverains concernés et présenterait l'avantage de donner un point de vue beaucoup plus esthétique aux piétons empruntant le passage. Et surtout, avec le minimum de destruction de végétaux.

Il convient de noter par ailleurs que dans le dossier de la municipalité, qui peut être consulté à la Mairie, il est dit en préambule : le projet a pour but d'« améliorer l'esthétique de la Place de l’Église », et, quelques lignes plus bas, nous citons, « La Zone de circulation Place de l’Église sera sensiblement élargie au détriment des espaces verts, pour permettre l'accès et les manœuvres d'éventuels véhicules ». Faut-il en conclure que pour la municipalité l'amélioration de l'esthétique d'une place passe par la suppression de ses espaces verts ? En vérité l'espace ainsi dégagé permettrait les manœuvres d'un très gros camion ou d'un car Pullman : on a du mal à imaginer ce que de tels véhicules pourraient avoir à faire Place de l’Église. D'ailleurs l'entrée de la place ne permettrait pas leur passage. Là encore, l'utilité de l'aménagement n'est pas très évident.

Nous ne voyons pas la finalité de ce projet particulièrement onéreux. La municipalité est-elle certaine qu'il n'y a pas des choses plus utiles et plus urgentes à faire ? Il faut aussi signaler que la municipalité s'est engagée dans ce chantier d'une manière très imprudente, car elle se propose de construire une route sur des terrains dont elle n'a pas encore pu faire établir qu'elle en était légitimement propriétaire. Rappelons qu'elle a perdu deux procès à ce sujet, en première instance et en appel. De plus, un référé pour faire arrêter les travaux a été engagé auprès du Tribunal d'Instance par un des riverains lésés. La décision n'a pas encore été prise par ce tribunal. Il ne faudrait pas qu'en plus du coût très élevé de l'ouvrage, il faille lui ajouter le coût de la démolition des travaux déjà engagés et la remise en l'état des terrains dans le cas où la municipalité se verrait condamnée. Comme cela a été dit dans la dernière réunion publique : mieux vaut un bon arrangement à l'amiable qu'un mauvais procès.

LES MEMBRES DE « LA TREILLOISE »

LES MEMBRES DE « TREILLES AUTREMENT »

mardi 20 août 2013

Réunion publique du 12/8

À TREILLES, UNE SOIRÉE PLEINE DE PROMESSES.


La cour du foyer de Treilles était pleine ce lundi soir 12 août. Les Treillois et Treilloises étaient invités par la Treilloise, Treilles autrement et le Collectif de citoyens à débattre de l’endettement de leur commune et du manque de transparence et de démocratie de la gestion communale.
Ce ne sont pas les sujets qui ont manqué.
Comment notre commune a-t-elle pu tout au long de ces six dernières années voir sa dette augmenter de 390000 à 1 461 000 euros (voir schéma au verso) ? Que le poids de la dette par habitant est de 7029 euros, alors qu’à Feuilla elle est de 1691, à Fitou de 838 et à Caves de 596 ? et les propos du conseiller financier de la commune ne nous ont pas rassuré
Comment se fait-il que les votes municipaux se fassent sans que la majorité des conseillers connaissent au préalable les délibérations et l’avis des commissions ?
Comment se fait-il que le refus d’adhérer au Parc Régional du Narbonnais ait été décidé sans consultation de la population, et sans que les conseillers municipaux aient pu étudier le dossier (séance du conseil municipal du 11/12/2009). Notre commune a été la seule à refuser d’adhérer, refusant par ce choix de bénéficier des aides régionales, nationales et européennes que permettrait cette adhésion ? A moins qu’il ne s’agisse de vouloir construire sans contrainte, sans respect de la biodiversité et des normes environnementales ?
Comment se fait-il que Mr Bouton n’ait pas respecté la demande de la Direction Régionale de l’Environnement de l’Aménagement et du Logement de répondre à nos questions sur l‘amoncellement des gravats sur divers sites de la commune? Comment se fait-il que Mr Bouton se permette publiquement, à propos du nouveau hangar communal, de dire qu’il aurait pu se passer de permis de construire et d’architecte... « Nous sommes chez nous, on peut bien faire ce qu'on veut !" Est-ce là le respect des lois de la République et la défense du Bien Public ?
Les inquiétudes au sujet de l’extension de Treilles, non maîtrisée car appuyée sur un règlement archaïque, ont été abordées, ainsi que d’une façon plus générale le modèle de développement du village : en particulier le cas de la zone artisanale, qui prévoit d'installer des fosses sceptiques obsolètes et nocives pour l'environnement situé en aval. Ces aspects méritent un approfondissement qui viendra en son temps, au moment de la présentation du PLU.
Par ailleurs, il est ressorti de cette réunion que les habitants de Treilles n‘ont pas le sentiment d’être traités toutes et tous de la même façon et avec la même justice, qu’il s’agisse de l’utilisation de la maison villageoise ou de négociations cadastrales.

Nous nous réjouissons que cette réunion ait permis que s'engage un véritable débat sur la gestion municipale et que s'amorce ainsi une réflexion sur l'avenir de  notre commune.

LES MEMBRES DE « LA TREILLOISE »

LES MEMBRES DE « TREILLES AUTREMENT »

LES MEMBRES DU « COLLECTIF DES CITOYENS »